Je me rendis à Roussillon où je pris contact avec un des directeurs de l’usine Rhône-Poulenc, Mr Fabre, et lui expliquait ma situation sans crainte. Il me dit qu’il s’occupait de régler cette
affaire et me fit rapidement savoir que j’étais embauché en qualité d’employé en service Mécanique (contremaître Mr Serviant). Peu de temps après, j’étais convoqué au bureau de Mr Fabre pour
recevoir une bonne « engueulade ». Il avait reçu mon livret de Caisse d’Epargne de Rhône-Poulenc St Fons où était mentionné la prime de trois cent francs gagné pour mon premier prix de chimie. Je
me défendis en portant à sa connaissance que lors de mon arrivée à Rhône-Poulenc, j’étais volontaire pour entrer en « Mécanique » mais on m’avait alors trouvé trop jeune ! Monsieur Fabre était un
brave homme, il me pardonna et je lui promis de bien travailler dans ce nouveau métier ! A Roussillon, je retrouvais donc une partie de ma famille et tous mes copains de classe ou
d’usine.
Roussillon, les conscrits de 1945, 1943
Question travail proprement dit, la mécanique n’offrait rien d’intéressant, il s’agissait d’entretien et pour moi vraiment peu qualifié, je m’occupais surtout de la réparation des pompes aspirantes. J’étais mon patron, car je partais en atelier et bien souvent effectuais les réparations sur place (démontage, changement de clavette). De temps à autre, je secondais mon chef mécano, Pinel, jamais rapide à l’ouvrage et qui souvent faisait plusieurs trajets de l’atelier à la mécanique, rien que pour ramener une clé ou un tournevis ! C’était la bonne « boîte ».
En cette période de guerre, l’aviation allemande déclencha plusieurs alertes mais les bombes tombèrent loin de l’usine. Durant ces alertes on se dispersait dans la campagne, revenant bien longtemps après. Par la suite quand la France fut occupée, c’est les anglais ou les américains qui essayèrent de bombarder l’usine mais elle n’était pas « assez grande » car tous la manquèrent.
Roussillon, les conscrits de 1945, 1943Question travail proprement dit, la mécanique n’offrait rien d’intéressant, il s’agissait d’entretien et pour moi vraiment peu qualifié, je m’occupais surtout de la réparation des pompes aspirantes. J’étais mon patron, car je partais en atelier et bien souvent effectuais les réparations sur place (démontage, changement de clavette). De temps à autre, je secondais mon chef mécano, Pinel, jamais rapide à l’ouvrage et qui souvent faisait plusieurs trajets de l’atelier à la mécanique, rien que pour ramener une clé ou un tournevis ! C’était la bonne « boîte ».
En cette période de guerre, l’aviation allemande déclencha plusieurs alertes mais les bombes tombèrent loin de l’usine. Durant ces alertes on se dispersait dans la campagne, revenant bien longtemps après. Par la suite quand la France fut occupée, c’est les anglais ou les américains qui essayèrent de bombarder l’usine mais elle n’était pas « assez grande » car tous la manquèrent.