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I

Par un beau soir en Indochine

A bord d’un paquebot Français

De beaux gars, de belles poitrines

Sur cette terre-là débarquaient.

Tous ces enfants de notre France

Partis brusquement du pays

Arrivaient là plein de confiance

En la grandeur de la Patrie.

 

II

Depuis ce jour bien des souffrances

De durs combats contre l’ennemi

Des marches sous la chaleur intense

En ont fait des cœurs endurcis ;

Leur volonté et leur courage

Auront raison de ces bandits

Qui profitèrent de l’orage

Pour mettre le trouble dans ce pays.

 

III

Bien du chemin dans poussière

Ils ont déjà parcouru

Bien des combats dans les rizières

Des jours terribles, ils ont vécus.

Malgré tout cela, le temps passe

Et fièrement le vieux guerrier

Sur son carnet trace sa tâche

Qui doit bientôt se terminer.

 

IV

Et là-bas au delà des mers

Se redressant de tous ces maux

La Patrie sourit toute entière

Au destin de notre Drapeau

La fiancée attend bien sage

L’Etre si tendrement chéri

Et le plus joli des mariages

Qui les unira pour la vie

 

V

Mais le destin parfois brutal

Un jour est venu les frapper,

Il est tombé là sous les balles

Et là aussi fût enterré.

En l’apprenant la pauvre mère

Pleurera son bien cher petit,

Mais elle n’aura point de colère

Car il est mort pour la Patrie ;

 

VI

Alors Français de Métropole

Pensez un peu à ces enfants

Qui combattent pour le symbole

De notre pays renaissant ;

Ils font là-bas le sacrifice

De leur vie si chère pourtant

Car ils ne sont point égoïstes

Mais patriotes au coeur ardent.


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I
Y’a tout là-haut sur la belle colline
Un petit village entre les vignes,
Se dressant parmi quelques sapins,
Et quelques grands peupliers hautains.
Ce petit village entre les branches
Où j’aime passer tous mes dimanches,
Je le trouve si merveilleux, Oui !
Qu’ailleurs, je ne m’y trouve pas mieux

(Refrain)
(air de La Romance de Paris)
C’est le beau village de Revel-Tourdan,
Aussi gentil que ses habitants,
C’est le plus beau de tous les pays
Que j’ai connu depuis que je vis ;
Les citadins viennent en été
Toutes leurs vacances y passer
Et ne s’en vont, je vous le dis
Que quand leurs congés sont finis
Et ne s’en vont, je vous le dis
Que quand leurs congés sont finis

II
Dominant tout le beau voisinage,
On distingue un très beau paysage,
En grimpant sur le vieux mamelon,
Qu’on appelle là-haut « Le Creton »
Le marronnier près du banc de chêne,
Semble guetter de très loin les plaines
Où en été le blé qui  mûrit, oui !
Nourrira ce si joli pays

(Refrain)
III
A ce village qui est pour moi, mon domaine,
J’y viens presque toutes les semaines,
Le dimanche pour m’y amuser,
Les autres jours pour m’y « ravitailler »
Au village peu nombreuses sont les filles
Mais elles sont si belles et si gentilles
Que lorsque je me trouve à passer
Chacune d’elles m’adresse un baisser !
(Refrain)


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