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Roussillon, 13 ans

Direction Roussillon. Là, je rentrais au cours complémentaire du Péage de Roussillon. Du coup, je fis connaissance d’une grande famille, outre mon oncle Gustave et ma tante Raymonde, que je connaissais depuis ma première communion, il y avait des oncles et tantes (grands et grandes) Verrot, Priolon, arrière grand-mère Gay, petits cousins et cousines, Georges, Suzanne, Lili, grand-oncle Gay Henri et par la suite grand-oncle Charles (qui m’avait offert un portefeuille pour ma première communion bien qu’il n’ait pas pu venir). Il y avait aussi grand-tante Alice (épouse de Charles) et encore deux petits cousins dont je ne me rappelle plus les noms.

Juin 1942, 16 ans et demi

A l’école, tout allait pour le mieux, mais j’étais tellement timide que les camarades se moquaient de moi. Mais cela ne dura que quelques temps puis je me fis des copains. Mes études marchaient pas mal : premier classement : septième sur trente-cinq, puis deux fois deuxième. A ce moment-là, il aurait fallu demander une bourse pour pouvoir continuer mes études, mais je n’avais personne pour s’en occuper !

Primarette, vacances chez un paysan, 1943

Durant les vacances, j’allais travailler chez un paysan à Primarette, ou à Eyzin avec la famille Borde (le mari de Léa) où tantôt, je donnais la main à Louis (mari de Léa) qui était plâtrier, tantôt j’allais travailler ses champs.  Je revenais avec un peu d’argent et surtout du ravitaillement. Je fus aussi employé chez un mécanicien, Bondivel (à deux cent mètres de la maison de grand-mère).

Roussillon
A partir de quatorze ans, j’étais considéré comme apte à rentrer à l’usine. Un voisin, monsieur Planche, chef des gardes à Rhône-Poulenc me « poussa » et m’y fit rentrer. Je fus un employé des laboratoires, chargé des analyses des produits de fabrication.
Avec Rhône-Poulenc, je pus rentrer au Rhodia-Club « spécialité Athlétisme », cent mètres (malgré mes petites jambes), quatre cent mètres et mille mètres.  Je touchais aussi au football comme gardien de but mais ma carrière dans cette spécialité n’alla pas loin, une blessure au pouce droit (avec très probablement un e fracture) me stoppa net et je devins un ailier droit. Je fis également du basket, mais là j’étais trop petit. N’ayant sans doute pas assez d’occupations, je me fis inscrire aussi à la fanfare du Rhodia-Club. Rapidement, j’eus un instrument, le piston, ce qui me permit « de casser les oreilles » de tous mes voisins aux Vials.

Revel, moisson 1943

Durant cette période de guerre, j’allais souvent à Revel à vélo pour y récupérer du ravitaillement : pain, œufs, fromage, farine…J’aimais tellement ce village que je fis même une chanson sur un air connu : la Romance de Paris que je baptisais : mon beau village. Cette chanson eut du succès là-bas et je dus la chanter bien des fois lors des déplacements des équipes de basket de Revel (féminine et masculine). J’avais mis en relation le président de l’équipe de basket du Péage avec l’institutrice de Revel qui s’occupait du basket, en l’absence de son mari prisonnier. Des rencontres furent organisées et pour Revel, c’était une vraie fête ! Le terrain se trouvait au « Creton », et il y avait toujours beaucoup de monde pour venir encourager les équipes du village. Des matchs retours furent organisés au Péage de Roussillon où j’ai eu participé une fois.

Autres photos de Roussillon et Eyzin :

Roussillon, 1957
Grand-mère Rivière avec Tino, Alice, Raymonde, Charles,
Lucienne, Gustave, Viviane, Oncle Charles

Eyzin, 1958
Marcelle, Marcel, Louis Borde, Lucienne, Alain, Odette, Joelle, Alice

Publié dans : RIVIERE Maurice
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