Présentation

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Créer un Blog

Avant d’en terminer avec ce premier séjour en Indochine, je tiens à parler de quelques faits non signalés.

    A Cu-Nam, le chef de poste avait recueilli deux petites orphelines : une de cinq ans, l’autre de huit ans. La mère avait été assassinée par les Viets, et le père qui était engagé dans les tirailleurs avait été tué en cours d’opération.

    Au sujet du pansement individuel dont je m’étais servi pour la blessure du lieutenant Casanova (qui devait décéder ensuite), et bien, il a fallu presque six mois pour que ce paquet de pansement me soit remplacé. Entre temps, j’avais écrit à ma mère pour qu’elle me fasse un colis de médicaments et de pansements. Nous étions vraiment démunis au poste et l’on souffrait de gale, bourbouille, sans parler des coupures ou écorchures faites en brousse. Nos tirailleurs n’étaient pas tellement habillés, aussi j’avais acheté du tissu et fait faire un short à chacun. Le tout payé de ma poche ! Tout ceci pour dire que tout n’était pas « rose » dans cette armée qui combattait en Extrême-Orient.
 
    Une histoire pour rire : L’adjoint au chef de poste (Jean-Claude) avait constaté (et nous aussi) que certains « planqués » des bureaux de l’E.M à Dong-Hoi, venaient faire une escorte de convois dans notre secteur et quelques temps après décrochaient une croix de guerre pour avoir fait une opération difficile dans un secteur dangereux. Jean-Claude avait fait un joli tableau avec un bananier (portant des bananes !) et quelques militaires à la queue leu leu, qui secouaient ce bananier pour en recueillir un fruit ! Le tableau portait le nom de « Au Bananier du Secteur ».

    C’est au Laos que j’ai mangé pour la première fois du serpent ; ce n’est pas mauvais surtout avec une bonne sauce ! Ce même jour, les habitants d’un village avaient amélioré notre repas en mettant en entrée des brochettes de cafards grillés (j’en ai mangé un, péniblement !)

    Un incendie de forêt qui s’était déclaré en zone Viets brûla plus de quinze jours et finit par se rapprocher du poste. Heureusement, nous avions sept à huit cent mètres de rizières devant nous, ce qui nous protégea.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés