Partager l'article ! 55 – Un geste dangereux: Cela se passait au château de Brémieux (à une douzaine de kilomètres d’Annonay). Un après-midi, n ...
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Cela se passait au château de Brémieux (à une douzaine de kilomètres d’Annonay). Un après-midi, nous étions un groupe de copains assis sur nos paillasses (pas mal pour des châtelains !) en train de discuter et certains de chahuter. J’étais derrière Stéphane, un peu de côté et ne parlait pas avec le même groupe que lui. Dans la discussion avec ses collègues, Stéphane tout à coup dit à Bruno « et moi, je te tue » ! Evidemment, c’était pour rire et Stéphane qui s’était emparé d’un fusil manoeuvra la culasse. En entendant ce bruit, je me retournais et j’eus le temps d’apercevoir une cartouche qui venait d’entrer dans la chambre du fusil. Stéphane avait déjà le doigt sur la détente, je me levais d’un bond et donnais un bon coup sur le fusil. Le coup partit et la balle pénétra dans le plafond. Stéphane reçut de ma part un bon coup de poing dans la figure, tandis que Pierrot (qui se trouvait à côté de Bruno) disait : « Et bien, mon vieux Bruno, on peut dire que tu reviens de loin ! Sans Rivière, ton compte était bon ! Oui ! « il faut dire que les armes qui étaient déposées dans la chambrée étaient normalement désapprovisionnées, il y avait donc eu faute du chef de poste. Quant à Stéphane, il n’avait pas remarqué qu’il y avait des cartouches dans le chargeur du fusil. De toutes manières, c’était une grosse faute qu’il avait commise : on ne joue pas avec les armes à feu !