Partager l'article ! 56 – Une bonne cuite: Toujours à Brémieux, un beau soir après l’appel de 22 heures, avec une bande de copains, no ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Toujours à Brémieux, un beau soir après l’appel de 22 heures, avec une bande de copains, nous sortons du château et allons faire un tour à Ardoix distant de cinq kilomètres environ où il doit y avoir un bal. Effectivement, il y a bien un bal, mais les cavalières sont rares et la bande ne cherche même pas à danser. Nous nous installons sur plusieurs tables en commandant « un mètre de pots » (ce qui en fait quatorze). Cette habitude a été apportée par les stéphanois de la compagnie qui pour la plupart travaillaient aux mines de charbon de St Etienne et sa région. Vers minuit, il y avait déjà du « vent dans les voiles » et moi qui n’avait pas l’habitude boire, j’en avais pris un coup. Durant les « conscrits » à Roussillon, il m’était bien arrivé deux fois de rentrer un peu gai, ce qui faisait bien rire ma grand-mère ! Bref, pour revenir à cette beuverie, je me décidai quand même à rentrer à la caserne (château). J’avais fait à peu près la moitié du chemin lorsqu’un collègue passe en vélo. Il s’arrête et me propose de m’emmener en montant sur le porte bagage. Je suis bien monté deux ou trois fois mais à chaque coup, je me retrouvais à terre. Finalement je fus obligé de lui dire de rentrer sans moi et que je ferai le reste du trajet à pied. Je commençais à trouver la route un peu longue (peut-être que je ne marchais pas assez droit). La nuit était bien noire mais tout à coup, je réussis à apercevoir deux grandes cheminées d’usine qui se détachaient dans le ciel ! Zut ! En reprenant ma route, j’étais parti dans le mauvais sens et me retrouvait au point de départ ! J’entendis de la musique et surtout des éclats de voix et frappais à la porte du bistrot. La patronne vint m’ouvrir, je ne sais plus ce que je lui ai dit. Elle m’a pris par la main en me disant « venez ». Je me suis retrouvé dans l’écurie des vaches, il y avait un gros tas de paille dans un coin, elle m’a dit : « Reposez-vous ». C’est ce que j’ai fait ! J’ai bien dormi deux bonnes heures et lorsque je suis revenu voir les copains, j’étais bien le seul à tenir debout ! pas de manquant à l’appel du matin, tout le monde avait réussi à rentrer ! Le plus rigolo de l’affaire, c’est que le menuisier Ferrand inaugura la prison que le capitaine lui avait demandé de construire dans la journée ! Il était manquant à l’appel du soir pour une demi-heure je crois. Pas veinard, car lui était resté dans sa chambre et n’avait pas participé à la sortie de nuit !