Partager l'article ! 58 – Mes états de service: Prends le maquis le 8/08/1944 : maquis du Monastier sur Gazeille (43) AS secteur Annonay. Incorporé à Va ...
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Prends le maquis le 8/08/1944 : maquis du Monastier sur Gazeille (43) AS secteur Annonay. Incorporé à Vanosc (07) camp d’instruction de METROSC (07) puis en poste à CLAVAS (07) et aux Setoux 07.
Affecté au 3ème Bataillon de Marche de l’Ardèche le 1/12/1944.
Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 1/12/1944.
Affecté au 4ème Régiment de Tirailleurs Tunisiens le 30/04/1945 à Obernay (Alsace).
Affecté au 80ème Régiment d’Infanterie le 6/06/1945 à BADEN Os et PFORZHEIM (Allemagne) ;
Le 80ème Régiment d’Infanterie devient le 159ème RIA (Régiment d’Infanterie Alpine) le 15/03/1946. En occupation en Allemagne dont six mois à Berlin nommé caporal le 15/11/1946.
Désigné pour les TOE (Corps Expéditionnaire Français en Extrême Orient) le 25/12/1946.
Affecté au 3ème Bataillon du 35ème Régiment d’Infanterie qui devient le 1er Bataillon de Marche du 35ème RI à compter du 1/01/1947.
Embarqué à Toulon le 10/01/1947 à destination de l’Indochine. Débarqué à Saïgon le 1/02/1947 (paquebot Ile de France – 10 000 personnes à bord et beaucoup de matériel).
En opération avec les troupes françaises d’Indochine Sud (Saïgon, Cholon, Plaine des Joncs, plantations Michelin).
Détaché à la Légion Etrangère (13ème Demi-Brigade de Légion Etrangère) en qualité de chef de groupe (alors que je n’étais que caporal !).
Dirigé sur le Moyen Laos par avion le 18/03/1947 et en opération dans le secteur de Savannaketh (poursuites de bandes rebelles venant du Siam).
Premières pertes de la compagnie à SARAVANE le 18/04/1947 (trois tués, quatre blessés).
Le 24 avril 1947 : accrochage avec une bande rebelle comportant des cadres japonais. La section de Tirailleurs Laotiens qui étaient devant nous subit de grosses pertes. Le chef de section blessé, deux tirailleurs tués et huit blessés gravement (la plupart au ventre) ;
Dirigé sur le centre Annam le 8/05/1947. En opération avec les TFEA. Je suis détaché comme chef de groupe au 4ème Régiment de Tirailleurs Marocains pour une opération dans la région de BANA.
Au cours d’une opération dans la région de Quang-Namh, je mets hors de combat un groupe complet de Viet-Nimh qui se trouvait au bord d’une rivière en face de notre unité (trois tués, cinq blessés). Le groupe sera fait prisonnier par la Légion qui ratissait le secteur de ce côté-là. J’apprendrais par la suite que j’avais été proposé pour une croix de guerre avec mon chef de section et le commandant de compagnie, mais les quotas ayant été atteints pour le secteur, seul le commandant de compagnie recevra la distinction. Quant au Légionnaire qui fit prisonnier le groupe rebelles, il obtint la Médaille Militaire (mais sans doute avait-il d’autres faits d’armes à son actif). Le commandant de compagnie ne pourra pas me « repêcher » pour le fait d’arme car notre bataillon sera dissout LE 1/06/1948. A cette date, je suis affecté au 3ème Bataillon du 23ème Régiment d’Infanterie Coloniale (nord de Dang-Hoi) dans un secteur de passages, donc très mouvementés. Je serais légèrement blessé par des éclats de mines lors de l’embuscade rebelle du « Bois Fantôme ». Ce jour-là, il y aura un lieutenant tué (vingt-cinq ans de service et devant être rapatrié dans la quinzaine !) et un blessé grave. Nous apprendrons longtemps après que les rebelles avaient perdus dix-neuf hommes dans cette embuscade.
Je suis nommé caporal-chef le 1/10/1948 et Sergent à titre spécial le 1/02/1949. J’embarque à Tourane le 24/08/1949 sur le S/S PASTEUR à destination de la Métropole et débarque à Marseille le 15/09/1949.
Je suis affecté au 8ème Bataillon de Chasseurs Portés à Epernay où je suis instructeur des jeunes recrues. Mais la vie de caserne ne me plaît pas. Je suis volontaire pour un deuxième séjour en Indochine.
Je rejoins Fréjus le 30/11/1950 où j’effectue un stage commando. J’embarque à Marseille le 9/02/1951 et débarque à Saïgon le 12/03/1951.
Je suis affecté eu 3ème Régiment de Marche du Cambodge à compter du 13/03/1951.
Je prolonge mon séjour de deux périodes de six mois et suis volontaire pour les renforts sur Dien-Ben-Phu. Ma demande sera refusée vu mes trois ans de séjour. Au Cambodge, je participerais à plusieurs opérations où notre adversaire sera souvent des bandes rebelle, dont les chefs tiennent plusieurs secteurs du Cambodge, Pout-Chay, Chan-Tareng-Sei, Onol, Savang-Vong, Ngoc-Thanh). Je serai d’ailleurs proposé pour la croix de guerre cambodgienne, mais à ce moment-là, j’exerçais également les fonctions de chef comptable de la compagnie ce qui ressortait dans le texte de la citation. Le Roi du Cambodge ne voulait pas donner une croix de guerre à un « bureaucrate ». Aussi il me décerna la Médaille du travail qui pour lui était plus méritoire. La médaille coûtait très chère : 369 Piastres soit environ 6300 Francs si bien que lorsque je l’ai reçue à Lyon, je l’ai refusée. Finalement, c’est mon ancienne unité qui régla les frais et qui me la retourna à Lyon.
Je suis inscrit au tableau d’avancement pour le grade de sergent-chef pour l’année 1954 mais je rentrais en France avant d’avoir été nommé.
J’embarque à Saïgon le 17/04/1954 et débarque à Marseille le 7/05/1954.
Je suis affecté au 3ème Régiment de Tirailleurs Algériens.
J’embarque à Marseille le 8/09/1954 et débarque à Philippeville le 9/09/1954. Je rejoins ma nouvelle unité le même jour à Telergma, dans la région de Constantine.
Je suis affecté au centre d’instruction Nr 3.
Je suis nommé Sergent Major le 1/11/1955.
Affecté au District Portuaire de Bône-Philippeville, 21ème des Voltigeurs. Ma fonction de chef comptable me permettra d’effectuer plusieurs déplacements pour rejoindre Telergma, Philippeville (comptabilité, soldes).
Affecté au 60ème RI à compter du 1/12/1958, je ne le rejoins que le 20/01/1959 en poste sur la frontière tunisienne à mi-chemin entre La Calle et Souk-Ahras.
Ne pouvant effectuer un stage de deux mois pour pouvoir prétendre au grade d’adjudant et ma demande de rengagement au titre des Unités Territoriales ayant été refusée, je me fais démobiliser à la fin de mon contrat le 16/08/1959.
Brevets :
Certificat d’aptitude au grade de caporal chef, 1948
Certificat d’aptitude au grade de sergent, 1948
Certificat Interarmes (BA Nr 3), 1955
Brevet Sportif Populaire, 1950
Brevet Sportif Supérieur, 1950
Stage :
Tir au mortier (15 officiers – 15 sous officiers), 1950
Concours :
Parcours du Combattant 6ème Région (Metz), record battu de 17 secondes, 1950
Tir au fusil de précision et rapidité, qualifié 8ème BCP
Tir au pistolet qualifié 8ème BCP, 1950
Tir au fusil précision qualifié à la région (Metz), 1950
Tir au fusil vitesse qualifié à la région (Metz), 1950, non qualifié au tir au pistolet, 1950
Championnats :
Championnat de France de Tir (école nationale de Tir à Versailles le 6/07/1950 :
Tir de précision 10ème sur 84.
Par équipe, 6ème sur 16.
Championnat d’athlétisme des TOA à Brégenz (Autriche) 100 m (éliminé : course faite sans chaussures adéquatés), 1946.
Spécialités :
Tireur d’élite fusil, Epernay, 1950
Sous officier d’armement, Cambodge, 1951
Chef comptable, Cambodge, 1951
Chiffreur – Telergma (région Constantine, Algérie), 1954
Décorations :
Médaille militaire
Croix de guerre des TOE
Médaille Coloniale avec agrafe « Extrême-Orient »
Médaille des blessés
Croix de Combattant 39-45 – Indochine – AFN
Médaille commémorative 39-45
Médaille commémorative Indochine
Médaille de la Reconnaissance de la Nation
Médaille commémorative AFN
Croix du Combattant Volontaire – France – Indochine (à demander)
Décoration Etrangère :
Médaille d’Argent du Travail (ordre Cambodgien)
Récompenses :
Témoignage de Satisfaction à l’ordre de la Division (au titre de l’Indochine)
Témoignage de Satisfaction du Général Commandant la région de Constantine (Algérie) au service chiffre de la Place de Télergma (mars 1956)
Blessures :
6/03/1945, Aubenas (07) : deux éclats de balle explosive au cou côté droit : carotide perforée
13/10/1947, Phu-Hoa, Indochine : éclat de grenade dans la cuisse gauche
30/09/1948 : Cu-Nam, Indochine : éclat de mines (13) dans pied et jambe gauche.